archéoNeuro

Quelles régions cérébrales sont impliquées dans la perception des gravures abstraites archéologiques ?

Des archéologues ont proposé que les traces graphiques d’origine humaine les plus anciennes (jusqu’à 500 000 ans avant le présent) soient le résultat d’une intention et que ces motifs abstraits marquent l’émergence de la production symbolique dans le répertoire comportemental des homininés. Pour certains chercheurs, l’origine de cette émergence s’appuie sur l’évolution du système cortical visuel et l’implication de régions et motrice et prémotrice dans l’analyse visuelle (théorie de la résonance neurovisuelle).

Gravure sur ocre datant de 75 000 ans (grotte de Blombos, Afrique du Sud) © PACEA, CNRS

 

Le projet archéoNeuro cherche à fournir un support neural à cette hypothèse en caractérisant les réseaux impliqués dans la perception de ces traces chez l’Homme moderne. Il est conduit dans le cadre d’une collaboration entre le GIN-IMN (N. Tzourio-Mazoyer, E. Mellet) qui apporte son expertise en neurosciences et neuroimagerie et le laboratoire d’archéologie PACEA (F. D’Errico, PACEA, UMR 5199) dont la recherche concerne l’étude de l’émergence des comportements et des productions symboliques au paléolithique.

 

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